Site internet psychologue : règles, contenus et bonnes pratiques

Cabinet de psychologue lumineux avec deux fauteuils face à face, illustrant un site internet de psychologue sobre et rassurant

Un patient ne lit pas le site internet d’un psychologue comme une plaquette. Il le lit tard le soir, souvent inquiet, parfois après des semaines d’hésitation. Il cherche un visage, une approche, un tarif. Et surtout un signe qu’il peut vous faire confiance.

En face, beaucoup de psychologues hésitent à se montrer. Le titre est protégé, le secret professionnel est pénal, le code de déontologie parle de mesure. Alors le site reste vide, ou il copie un modèle pensé pour un coach. Dans les deux cas, la personne qui vous cherche ne trouve pas ce dont elle a besoin.

Ce guide fait le tri. Ce que votre site doit afficher, ce que la déontologie autorise vraiment, ce qu’elle déconseille. Et les contenus qui vous rendent visible sans sortir de votre rôle. On commence par le cadre, parce que tout le reste en découle.

Vous voulez voir comment un site se construit quand la profession impose des règles ? Découvrez l’approche Regularis de la création de site pour les professions réglementées.

Psychologue : un titre protégé, une déontologie sans ordre

Le cadre en un coup d'œil

Trois niveaux de règles, et une case vide

Loi
Titre de psychologue protégéLoi n° 85-772, art. 44 · usage sans droit : C. pén. art. 433-17
Contraignant
Pénal
Secret professionnelC. pén. art. 226-13 · rappelé par l'art. 7 du code
Contraignant
Profession
Code de déontologie 2021Signé par 21 organisations au sein du CERéDéPsy
Référence partagée
Instance
Ordre des psychologuesPas d'ordre créé fin 2025 · propositions de loi en 2021 et 2024
Aucune sanction ordinale

Côté inscription : le RPPS remplace le répertoire ADELI. La démarche passe par le portail eRPPS de l'ARS.

Avant de parler de pages et de contenus, il faut situer la profession. Le psychologue n’a pas le même cadre que le médecin ou l’avocat. Cette différence change la manière de communiquer en ligne.

Ce que protège la loi : le titre

L’usage professionnel du titre de psychologue, accompagné ou non d’un qualificatif, est réservé par l’article 44 de la loi n° 85-772 du 25 juillet 1985. « Psychologue clinicien » ou « psychologue du travail » relèvent donc de la même règle. Le titre suppose une licence et un master mention psychologie, avec un stage professionnel. Le diplôme ou l’autorisation doit être enregistré auprès de l’agence régionale de santé.

L’article 433-17 du Code pénal punit l’usage sans droit d’un titre attaché à une profession réglementée par l’autorité publique. La peine prévue est d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende. Pour un site, la conséquence est simple : le mot « psychologue » ne s’emploie que s’il correspond à un titre enregistré.

Le psychologue figure d’ailleurs dans la liste des professions libérales réglementées.

Du répertoire ADELI au RPPS

Pendant des années, les psychologues affichaient leur numéro ADELI. Ce répertoire laisse sa place au RPPS, le répertoire partagé des professionnels intervenant dans le système de santé. L’ARS Nouvelle-Aquitaine indique que le RPPS devient le répertoire national unique et que le numéro ADELI devient obsolète.

L’inscription passe désormais par le portail eRPPS, avec la licence, le master et l’attestation de stage. Si votre site affiche encore un ancien numéro, c’est le moment de le mettre à jour.

Un code de déontologie sans valeur réglementaire

La profession dispose d’un code de déontologie, révisé en 2021. Il a été signé le 5 juin 2021 par 21 organisations réunies au sein du CERéDéPsy. C’est le texte de référence de ces organisations.

Mais ce code n’est pas un décret. Bpifrance Création rappelle qu’il n’a pas de valeur juridique contraignante. La profession ne dispose pas non plus d’un ordre. Deux propositions de loi visant à en créer un ont été déposées, en avril 2021 et en mai 2024. Dans un communiqué de novembre 2025, plusieurs organisations de psychologues rappelaient leur opposition à ce projet.

Faut-il en conclure que tout est permis ? Non. Le secret professionnel reste pénal, le titre reste protégé, et le code reste la grille de lecture de vos confrères comme de vos patients. Ce guide s’appuie donc sur lui, article par article.

Prenons un psychologue qui vient de s’installer. Il se demande : « Puisqu’il n’y a pas d’ordre, je peux écrire ce que je veux ? » Sur le papier, aucune sanction ordinale n’est possible. En pratique, un site qui promet trop se lit comme un manque de sérieux. Et dans ce métier, la confiance est tout le produit.

Ce que le site internet d’un psychologue doit afficher

Anatomie d'un site conforme

Six repères que le patient doit trouver sans chercher

1
Le titre de psychologueCode de déontologie 2021, article 1Attendu
2
Le numéro d'inscription RPPSCode de déontologie 2021, article 18Attendu
3
Honoraires et durée des séancesCode de déontologie 2021, article 25Attendu
4
Mentions légales et confidentialitéObligation commune à tout site professionnelAttendu
5
Titre de psychothérapeuteLoi n° 2004-806, art. 52 · décret n° 2010-534Seulement si inscrit
6
Partenariat Mon soutien psyCharte signée, annuaire de l'Assurance MaladieSeulement si partenaire

Le bon test : un patient doit pouvoir vérifier votre titre et votre inscription sans vous appeler.

Certaines informations sont attendues sur tout site de psychologue. Elles découlent soit de la loi, soit du code de déontologie, soit du simple bon sens du patient.

Le titre et le numéro d’inscription

L’article 1 du code de 2021 demande au psychologue de faire état de son titre dès lors qu’il exerce. Sur un site, cela signifie un titre visible dès la page d’accueil, sans formule floue.

L’article 18 prévoit que les documents du psychologue portent son numéro d’inscription sur les registres légaux en vigueur. Afficher le numéro RPPS sur le site prolonge naturellement cette règle. C’est aussi un signal de confiance concret : le patient peut vérifier.

Ces éléments s’ajoutent aux obligations communes à tout site professionnel. Éditeur, hébergeur, coordonnées : le détail figure dans le guide des mentions légales d’un site de profession réglementée.

Psychologue, psychothérapeute : deux titres distincts

La confusion est fréquente sur les sites. Le titre de psychothérapeute relève d’un autre texte. Il s’agit de l’article 52 de la loi n° 2004-806 du 9 août 2004 et du décret n° 2010-534 du 20 mai 2010. Il suppose une formation en psychopathologie clinique et une inscription propre.

Un psychologue n’affiche donc « psychothérapeute » que s’il est enregistré à ce titre. Sinon, mieux vaut décrire ses approches en mots simples. « Thérapies cognitives et comportementales » ou « approche psychodynamique » informent sans créer d’ambiguïté sur le titre.

Les honoraires, avant la première séance

L’article 25 du code laisse le psychologue fixer librement ses honoraires, avec tact et mesure. Il lui demande aussi d’en informer préalablement les personnes reçues et de s’assurer de leur accord.

Le site est l’endroit idéal pour cette information préalable. Une page « Tarifs et modalités » claire évite un malaise au premier rendez-vous. Indiquez la durée des séances, le tarif, les moyens de paiement et la politique d’annulation.

Si vous êtes partenaire du dispositif Mon soutien psy, précisez-le avec ses conditions.

Le dispositif public a fixé un cadre tarifaire précis pour les séances qu’il couvre. D’après info.gouv.fr (Mon soutien psy : 12 séances remboursées, conditions et accès), la séance est fixée à 50 euros. L’Assurance Maladie en rembourse 60 %, dans la limite de 12 séances par an. Le psychologue partenaire ne peut pas pratiquer de dépassement dans ce cadre, ce qui mérite d’être écrit sur votre page tarifs. info.gouv.fr, Mon soutien psy

Une précision utile : l’orientation préalable par un médecin n’est plus une condition d’accès. Comme le rappelle l’ARS Auvergne-Rhône-Alpes, le patient peut contacter directement un psychologue partenaire. Une ligne sur votre site lui évite une démarche inutile.

Publicité, avis, témoignages : jusqu’où un psychologue peut-il aller ?

Le curseur de la mesure

De l'information à la sollicitation, où placer chaque contenu

InformerDécrire son approche et ses publicsPublier ses honorairesArticle pédagogique sur la psychologie
Valoriser avec prudenceAnnonce payante sobreVidéo de présentationFiche Google Business Profile
ÉcarterPromesse de résultatSuperlatifTémoignage de patient
Réponse à un avis, version risquée« Ravie que nos séances vous aient aidé, merci ! »Confirme un suivi. La réponse révèle à tous qu'une personne a consulté.
Réponse à un avis, version sûre« Je ne peux ni confirmer ni commenter la venue d'une personne au cabinet. »Neutre. Le secret reste entier, et le lecteur perçoit un praticien rigoureux.

C’est la question qui bloque le plus de praticiens. La réponse tient en une idée : la communication est permise, publicité comprise, tant qu’elle reste mesurée.

Une information « avec mesure », pas une interdiction

Le cadre des psychologues diffère de celui des médecins. Pour ces derniers, la communication relève du code de déontologie médicale, modifié par le décret n° 2020-1662 du 22 décembre 2020. Le détail figure dans l’article sur la publicité des médecins. Le code des psychologues, lui, n’a pas de valeur réglementaire.

Le code de 2021 pose pourtant trois repères. L’article 30 rappelle la responsabilité du psychologue dans ce qu’il diffuse de la psychologie et de l’image de la profession. L’article 31 demande rigueur et circonspection dans la présentation au public de ses méthodes et outils. L’article 32 est le plus direct. L’information sur l’activité se fait avec mesure et en référence au titre, y compris en cas de publicité pour l’exercice libéral.

Concrètement, la mesure invite à écarter trois choses. Les promesses de guérison, du type « en finir avec l’anxiété en 5 séances ». Les superlatifs, comme « le meilleur psychologue de la ville ». Et les mises en scène qui dramatisent la détresse pour déclencher une prise de rendez-vous.

Les avis Google : répondre peut suffire à rompre le secret

L’article 7 du code rappelle que le psychologue est tenu au secret professionnel dans les conditions du code pénal. L’article 226-13 du Code pénal punit la révélation d’une information secrète d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende.

Or une réponse mal tournée à un avis peut suffire à confirmer qu’une personne est venue vous consulter. « Merci pour votre retour, je suis ravie que nos séances vous aient aidé » révèle un suivi. Même une réponse à un avis négatif, si elle explique le contexte, peut franchir la ligne.

Prenons un cas type : un psychologue reçoit un avis d’une étoile, rédigé par une personne qu’il n’a jamais reçue. Son premier réflexe serait de répondre pour se défendre. La réponse sobre, qui ne confirme ni n’infirme rien, protège bien mieux le cabinet. Les options de recours sont détaillées dans l’article consacré aux avis Google des professionnels de santé.

Témoignages de patients : pourquoi s’en passer

Aucun article du code ne cite expressément les témoignages. Mais l’article 6 demande de protéger contre toute indiscrétion l’ensemble des données liées aux interventions. Un témoignage signé, même avec un prénom, fait de cette personne un patient identifiable.

La prudence s’impose donc : pas de témoignages de patients sur le site, pas de carrousel d’avis importés. Ce choix n’empêche pas d’utiliser une fiche Google Business Profile bien tenue, qui reste un levier de visibilité locale.

Secret professionnel et données : sécuriser le site, l’agenda et la visio

Trois points d'entrée de données sur un site de psychologue Le formulaire, l'agenda en ligne et la visio mènent tous au secret professionnel, chacun avec un réflexe de protection. Un patient prend contact 1 Formulaire de contact Risque : un motif détaillé dans une boîte mail ordinaire Réflexe champs minimaux 2 Agenda en ligne Risque : des patients hébergés par un tiers non identifié Réflexe HDS et contrat écrit 3 Séance en visio Risque : un outil grand public dont on ignore l'hébergement Réflexe outil maîtrisé Secret professionnel C. pén. 226-13 · Code, art. 7

Schéma

Trois portes d'entrée, un seul secret à protéger

Chaque outil branché sur le site devient un maillon du secret. Le maillon le plus faible fixe le niveau de protection de l'ensemble.

VousResponsable de traitement des données de vos patients
Le prestataireSous-traitant, encadré par un contrat
L'hébergeurCertifié HDS s'il conserve des données de santé pour votre compte

Un site de psychologue manipule des informations sensibles plus souvent qu’on ne le croit. Un formulaire de contact peut recueillir un motif de consultation. Un agenda en ligne connaît vos patients. Une visio transporte une séance entière.

Le formulaire de contact, premier point de fuite

Un formulaire qui demande « Décrivez votre difficulté » invite la personne à confier une information de santé. Elle arrive alors dans une boîte mail ordinaire, parfois hébergée hors de l’Union européenne.

La version sobre suffit presque toujours : nom, moyen de contact, créneau souhaité. Ajoutez une phrase qui demande de ne pas détailler la situation par écrit. La personne en parlera en séance, dans un cadre protégé.

Les obligations générales, registre, base légale, cookies, sont traitées dans le guide du RGPD pour un site de profession réglementée. Ici, on se concentre sur ce qui est propre à la pratique du psychologue.

Agenda en ligne : qui héberge vos patients ?

Le guide pratique publié par le Conseil national de l’Ordre des médecins et la CNIL éclaire bien la logique, même s’il vise les médecins. Avec un service de rendez-vous en ligne, le praticien reste responsable de traitement. Le prestataire est son sous-traitant, encadré par un contrat.

Ce même guide rappelle que les motifs de consultation n’ont pas à être renseignés quand aucune préparation n’est nécessaire. C’est généralement le cas d’une séance de psychologie. Et lorsqu’un prestataire héberge des données de santé, il doit recourir à un hébergeur certifié. Le guide renvoie ici à l’article L.1111-8 du Code de la santé publique.

Avant de brancher un agenda sur votre site, posez donc trois questions au prestataire. Est-il certifié pour l’hébergement de données de santé ? Peut-il fournir un contrat de sous-traitance ? Le champ « motif » peut-il être désactivé ? Les modalités d’intégration technique sont détaillées dans l’article dédié à la prise de rendez-vous en ligne.

Séances à distance : informer sans sur-promettre

L’article 24 du code de 2021 indique que le psychologue privilégie la rencontre effective à toute forme de communication à distance. Proposer des séances en visio n’est pas interdit pour autant. Mais un site qui met la visio en avant comme formule principale s’éloigne de l’esprit du texte.

La présentation juste ressemble à ceci : la visio comme alternative, dans des situations précises. Éloignement, mobilité réduite, continuité d’un suivi engagé en cabinet. L’article 24 demande aussi de rester identifiable et de sécuriser les échanges. Précisez donc l’outil utilisé et les conditions de confidentialité.

Imaginons une psychologue en cabinet de groupe qui a installé un lien de visio grand public, gratuit, directement sur son site. Un patient lui demande qui peut accéder aux séances enregistrées. Sans réponse claire, ce simple doute peut suffire à le faire renoncer. D’où l’intérêt d’un outil dont on connaît l’hébergeur et le contrat.

Quels contenus publier pour être trouvé sans sortir de son rôle ?

Arborescence type

Un socle qui rassure, un blog qui élargit la visibilité

Accueil
Pages socleApproche et méthodesPremière séancePublics reçusTarifs et modalitésAccès au cabinet
BlogQui fait quoi : psy, psychiatre, psychothérapeutePréparer une première séanceCe que couvre Mon soutien psy
À publierArticle qui explique sans diagnostiquerSituation type construite et signalée comme telle
À éviterQuestionnaire qui délivre un scoreConseil personnalisé en commentaire
3114Sur chaque page, un encart discret : numéro national de prévention du suicide, gratuit, 24 h sur 24. Le 15 pour les urgences médicales.

La demande d’accompagnement est bien réelle. Encore faut-il qu’elle vous trouve. C’est là que les contenus du site font la différence.

Le dispositif public d’accompagnement psychologique s’est installé en trois ans. Le bilan publié en 2025 par l’Assurance Maladie a été repris par VIDAL. Au total, 587 000 personnes en ont bénéficié depuis 2022, avec 5 500 psychologues conventionnés. Pour un praticien partenaire, être facile à trouver fait donc partie du parcours du patient. VIDAL, chiffres Mon soutien psy

La concurrence s’est densifiée en parallèle.

L’exercice libéral pèse désormais lourd dans la profession. D’après Bpifrance Création (Psychologue : cap sur un marché en croissance, 2026), les psychologues libéraux ont été multipliés par trois entre 2012 et 2024. Exercice mixte compris, ils représentent près de quatre psychologues sur dix. Sur une même recherche locale, le patient a donc davantage de profils à comparer. Bpifrance Création, marché du psychologue libéral

Les pages qui répondent aux vraies questions

Un patient qui hésite se pose toujours les mêmes questions. Votre site gagne à y répondre, page par page :

  • Votre approche, expliquée sans jargon, avec les situations que vous accompagnez le plus souvent.
  • Le déroulement d’une première séance, sa durée et ce qu’on y fait réellement.
  • Les publics reçus : adultes, adolescents, couples, avec les éventuelles limites de votre pratique.
  • Les tarifs et modalités, y compris la prise en charge possible.
  • L’accès au cabinet : adresse, transports, accessibilité, horaires.

Ces pages forment le socle. Elles servent à la fois le patient et Google, qui comprend mieux un site où chaque page traite une question précise.

Des articles qui informent, sans consulter à distance

Le blog permet d’élargir la visibilité au-delà des recherches sur votre nom. C’est aussi là que les articles 30 et 31 du code prennent tout leur sens. Vous êtes responsable de l’image de la psychologie que vous diffusez.

Six exemples de sujets qui fonctionnent bien, sans sortir du rôle :

  1. Comment se passe un bilan psychologique pour un enfant.
  2. Psychologue, psychiatre, psychothérapeute : qui fait quoi.
  3. Les signes qui peuvent amener à consulter après un deuil.
  4. Comment préparer une première séance quand on n’ose pas parler.
  5. Ce que couvre Mon soutien psy, et ce qu’il ne couvre pas.
  6. Burn-out : ce qu’un accompagnement psychologique peut apporter, et ses limites.

À l’inverse, évitez les questionnaires d’auto-diagnostic qui délivrent un « résultat ». L’article 22 du code rappelle le caractère relatif des évaluations. Un score affiché en ligne, sans entretien, ressemble à un diagnostic que vous ne pouvez pas assumer.

Un encart de sécurité sur chaque page

Une personne en crise peut tomber sur votre site à n’importe quelle heure. Un encart discret, mais visible, indique la marche à suivre. Le 3114, numéro national de prévention du suicide, est gratuit et accessible 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Le 15 reste le numéro des urgences médicales.

Cet encart n’est pas une mention imposée par les textes cités dans ce guide. C’est un réflexe de responsabilité, cohérent avec l’article 30 du code. Il rassure aussi le visiteur sur le sérieux du praticien.

Le référencement local, une priorité

L’article 24 du code privilégie la rencontre en cabinet. La recherche d’un psychologue a donc une forte dimension locale : « psychologue » suivi d’une ville, d’un quartier, ou la géolocalisation du téléphone. Votre site doit donc parler clairement de votre lieu d’exercice : ville, quartier, communes proches desservies.

Sur l’ensemble des demandes qu’on reçoit des professions de santé, un constat revient : le frein est rarement le budget. C’est la peur de mal faire sur le plan déontologique. Or un site informatif, précis et sobre répond justement aux questions que les patients tapent dans Google.

Vous voulez comprendre comment un cabinet gagne en visibilité sans enfreindre ses règles ? Découvrez la méthode Regularis de référencement SEO pour les professions réglementées.

Trois erreurs fréquentes sur les sites de psychologues

Avant, après

Trois corrections qui changent la première impression

Le site de coach« Retrouvez confiance en vous en 30 jours »Un accompagnement pour traverser une période difficile, à votre rythme
Le titre flou« Psy », « thérapeute », « praticien »Psychologue, numéro RPPS et diplômes affichés
Le site muetUn nom, une adresse, un téléphoneApproche, déroulé, tarifs, accès

Point commun : chaque correction tient en une phrase, mais elle change ce que le patient comprend en quelques secondes.

Ces erreurs reviennent d’un site à l’autre. Aucune n’est grave isolément. Ensemble, elles éloignent le patient et brouillent le message envoyé à Google.

Erreur n° 1 : le site de coach

Certains modèles vendus aux « thérapeutes » sont pensés pour des coachs. Bannières motivantes, compte à rebours, promesses de transformation. Sur un site de psychologue, ce ton contredit directement l’exigence de mesure du code.

Prenons la page d’accueil qu’un prestataire généraliste livre à un psychologue. Le titre annonce « Retrouvez confiance en vous en 30 jours », une phrase que le praticien n’a ni écrite ni validée. La correction prend dix minutes. Mais si la page reste en ligne des mois, c’est cette promesse que les patients retiennent.

Erreur n° 2 : le titre approximatif

« Psy », « thérapeute », « psychopraticien » : aucun de ces mots ne correspond aux titres protégés présentés plus haut. Ils brouillent l’identité du praticien. Le titre de psychologue, lui, est protégé par la loi. Le patient qui hésite cherche justement cette garantie.

Affichez le titre exact, le numéro RPPS et vos diplômes. Ajoutez « psychothérapeute » seulement si vous êtes inscrit à ce titre. Cette précision vous distingue des praticiens sans titre protégé qui apparaissent sur les mêmes recherches.

Erreur n° 3 : le site muet

C’est l’erreur la plus contre-intuitive. Par crainte de mal faire, certains psychologues se contentent d’une page avec un nom, une adresse et un numéro. Le code n’exige pas ce silence.

Résultat : le patient ne sait rien de l’approche, de la durée des séances, ni du tarif. Il risque d’appeler d’abord des confrères plus explicites. Et Google, faute de contenu, n’a rien à proposer sur les recherches précises.

Trois réflexes à appliquer dès cette semaine

Plan d'action

Votre semaine de mise à niveau

Cochez chaque réflexe une fois appliqué : la jauge avance avec vous.

Aucune refonte nécessaire pour ces trois étapes.

Pas besoin d’une refonte complète pour améliorer un site existant. Trois actions simples changent déjà beaucoup.

Relire chaque page avec le code sous les yeux

Ouvrez le code de déontologie de 2021 et votre page d’accueil côte à côte. Pour chaque phrase, posez une question : cette formulation informe-t-elle avec mesure ? Les promesses, les superlatifs et les formules dramatiques ressortent immédiatement.

Auditer les formulaires et les outils branchés

Listez tout ce qui recueille une information : formulaire, agenda, messagerie, outil de visio, outil de statistiques. Pour chacun, vérifiez qui héberge les données et où. Supprimez les champs qui invitent à décrire une situation personnelle.

Écrire la page tarifs que vous auriez aimé lire

Mettez-vous à la place d’une personne qui consulte pour la première fois. Que veut-elle savoir avant d’appeler ? Le tarif, la durée, la prise en charge, l’annulation, le déroulement. Une page qui répond à tout cela réduit les appels hésitants et les rendez-vous manqués.

Beaucoup de psychologues hésitent à publier leurs tarifs, de peur d’apparaître « commerciaux ». L’effet attendu est inverse. Le patient arrive au premier échange déjà informé, et la conversation porte sur sa demande.

Un site sobre est un site qui inspire confiance

L'essentiel

Cinq piliers pour un site de psychologue qui inspire confiance

LoiTitre visiblePsychologue, sans formule floue
Code, art. 18RPPS affichéVérifiable par le patient
Code, art. 25Honoraires annoncésAvant la première séance
Code pénalSecret préservéFormulaires, avis, outils
Code, art. 32Information mesuréeNi promesse ni superlatif

Le psychologue n’a pas d’ordre pour lui dicter sa communication. Il a mieux : un code de déontologie clair sur l’essentiel. Titre visible, numéro d’inscription affiché, honoraires annoncés, secret préservé, information donnée avec mesure.

Ces règles ne freinent pas la visibilité. Elles dessinent exactement le site que cherche un patient inquiet. Et si votre site actuel ne leur ressemble pas, une refonte bien menée préserve votre référencement au lieu de le remettre à zéro.

Dernier réflexe utile : les règles évoluent, et chaque situation a ses particularités. En cas de doute sur un point précis, rapprochez-vous de votre organisation professionnelle ou de l’ARS.

Un regard extérieur sur le site de votre cabinet ?Un appel gratuit, un avis honnête sur votre site, une réponse sous 24 h.
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Sources

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