Un patient ne lit pas le site internet d’un psychologue comme une plaquette. Il le lit tard le soir, souvent inquiet, parfois après des semaines d’hésitation. Il cherche un visage, une approche, un tarif. Et surtout un signe qu’il peut vous faire confiance.
En face, beaucoup de psychologues hésitent à se montrer. Le titre est protégé, le secret professionnel est pénal, le code de déontologie parle de mesure. Alors le site reste vide, ou il copie un modèle pensé pour un coach. Dans les deux cas, la personne qui vous cherche ne trouve pas ce dont elle a besoin.
Ce guide fait le tri. Ce que votre site doit afficher, ce que la déontologie autorise vraiment, ce qu’elle déconseille. Et les contenus qui vous rendent visible sans sortir de votre rôle. On commence par le cadre, parce que tout le reste en découle.
Vous voulez voir comment un site se construit quand la profession impose des règles ? Découvrez l’approche Regularis de la création de site pour les professions réglementées.
Psychologue : un titre protégé, une déontologie sans ordre
Le cadre en un coup d'œil
Trois niveaux de règles, et une case vide
Côté inscription : le RPPS remplace le répertoire ADELI. La démarche passe par le portail eRPPS de l'ARS.
Avant de parler de pages et de contenus, il faut situer la profession. Le psychologue n’a pas le même cadre que le médecin ou l’avocat. Cette différence change la manière de communiquer en ligne.
Ce que protège la loi : le titre
L’usage professionnel du titre de psychologue, accompagné ou non d’un qualificatif, est réservé par l’article 44 de la loi n° 85-772 du 25 juillet 1985. « Psychologue clinicien » ou « psychologue du travail » relèvent donc de la même règle. Le titre suppose une licence et un master mention psychologie, avec un stage professionnel. Le diplôme ou l’autorisation doit être enregistré auprès de l’agence régionale de santé.
L’article 433-17 du Code pénal punit l’usage sans droit d’un titre attaché à une profession réglementée par l’autorité publique. La peine prévue est d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende. Pour un site, la conséquence est simple : le mot « psychologue » ne s’emploie que s’il correspond à un titre enregistré.
Le psychologue figure d’ailleurs dans la liste des professions libérales réglementées.
Du répertoire ADELI au RPPS
Pendant des années, les psychologues affichaient leur numéro ADELI. Ce répertoire laisse sa place au RPPS, le répertoire partagé des professionnels intervenant dans le système de santé. L’ARS Nouvelle-Aquitaine indique que le RPPS devient le répertoire national unique et que le numéro ADELI devient obsolète.
L’inscription passe désormais par le portail eRPPS, avec la licence, le master et l’attestation de stage. Si votre site affiche encore un ancien numéro, c’est le moment de le mettre à jour.
Un code de déontologie sans valeur réglementaire
La profession dispose d’un code de déontologie, révisé en 2021. Il a été signé le 5 juin 2021 par 21 organisations réunies au sein du CERéDéPsy. C’est le texte de référence de ces organisations.
Mais ce code n’est pas un décret. Bpifrance Création rappelle qu’il n’a pas de valeur juridique contraignante. La profession ne dispose pas non plus d’un ordre. Deux propositions de loi visant à en créer un ont été déposées, en avril 2021 et en mai 2024. Dans un communiqué de novembre 2025, plusieurs organisations de psychologues rappelaient leur opposition à ce projet.
Faut-il en conclure que tout est permis ? Non. Le secret professionnel reste pénal, le titre reste protégé, et le code reste la grille de lecture de vos confrères comme de vos patients. Ce guide s’appuie donc sur lui, article par article.
Prenons un psychologue qui vient de s’installer. Il se demande : « Puisqu’il n’y a pas d’ordre, je peux écrire ce que je veux ? » Sur le papier, aucune sanction ordinale n’est possible. En pratique, un site qui promet trop se lit comme un manque de sérieux. Et dans ce métier, la confiance est tout le produit.
Ce que le site internet d’un psychologue doit afficher
Anatomie d'un site conforme
Six repères que le patient doit trouver sans chercher
Le bon test : un patient doit pouvoir vérifier votre titre et votre inscription sans vous appeler.
Certaines informations sont attendues sur tout site de psychologue. Elles découlent soit de la loi, soit du code de déontologie, soit du simple bon sens du patient.
Le titre et le numéro d’inscription
L’article 1 du code de 2021 demande au psychologue de faire état de son titre dès lors qu’il exerce. Sur un site, cela signifie un titre visible dès la page d’accueil, sans formule floue.
L’article 18 prévoit que les documents du psychologue portent son numéro d’inscription sur les registres légaux en vigueur. Afficher le numéro RPPS sur le site prolonge naturellement cette règle. C’est aussi un signal de confiance concret : le patient peut vérifier.
Ces éléments s’ajoutent aux obligations communes à tout site professionnel. Éditeur, hébergeur, coordonnées : le détail figure dans le guide des mentions légales d’un site de profession réglementée.
Psychologue, psychothérapeute : deux titres distincts
La confusion est fréquente sur les sites. Le titre de psychothérapeute relève d’un autre texte. Il s’agit de l’article 52 de la loi n° 2004-806 du 9 août 2004 et du décret n° 2010-534 du 20 mai 2010. Il suppose une formation en psychopathologie clinique et une inscription propre.
Un psychologue n’affiche donc « psychothérapeute » que s’il est enregistré à ce titre. Sinon, mieux vaut décrire ses approches en mots simples. « Thérapies cognitives et comportementales » ou « approche psychodynamique » informent sans créer d’ambiguïté sur le titre.
Les honoraires, avant la première séance
L’article 25 du code laisse le psychologue fixer librement ses honoraires, avec tact et mesure. Il lui demande aussi d’en informer préalablement les personnes reçues et de s’assurer de leur accord.
Le site est l’endroit idéal pour cette information préalable. Une page « Tarifs et modalités » claire évite un malaise au premier rendez-vous. Indiquez la durée des séances, le tarif, les moyens de paiement et la politique d’annulation.
Si vous êtes partenaire du dispositif Mon soutien psy, précisez-le avec ses conditions.
Le dispositif public a fixé un cadre tarifaire précis pour les séances qu’il couvre. D’après info.gouv.fr (Mon soutien psy : 12 séances remboursées, conditions et accès), la séance est fixée à 50 euros. L’Assurance Maladie en rembourse 60 %, dans la limite de 12 séances par an. Le psychologue partenaire ne peut pas pratiquer de dépassement dans ce cadre, ce qui mérite d’être écrit sur votre page tarifs. info.gouv.fr, Mon soutien psy
Une précision utile : l’orientation préalable par un médecin n’est plus une condition d’accès. Comme le rappelle l’ARS Auvergne-Rhône-Alpes, le patient peut contacter directement un psychologue partenaire. Une ligne sur votre site lui évite une démarche inutile.
Publicité, avis, témoignages : jusqu’où un psychologue peut-il aller ?
Le curseur de la mesure
De l'information à la sollicitation, où placer chaque contenu
C’est la question qui bloque le plus de praticiens. La réponse tient en une idée : la communication est permise, publicité comprise, tant qu’elle reste mesurée.
Une information « avec mesure », pas une interdiction
Le cadre des psychologues diffère de celui des médecins. Pour ces derniers, la communication relève du code de déontologie médicale, modifié par le décret n° 2020-1662 du 22 décembre 2020. Le détail figure dans l’article sur la publicité des médecins. Le code des psychologues, lui, n’a pas de valeur réglementaire.
Le code de 2021 pose pourtant trois repères. L’article 30 rappelle la responsabilité du psychologue dans ce qu’il diffuse de la psychologie et de l’image de la profession. L’article 31 demande rigueur et circonspection dans la présentation au public de ses méthodes et outils. L’article 32 est le plus direct. L’information sur l’activité se fait avec mesure et en référence au titre, y compris en cas de publicité pour l’exercice libéral.
Concrètement, la mesure invite à écarter trois choses. Les promesses de guérison, du type « en finir avec l’anxiété en 5 séances ». Les superlatifs, comme « le meilleur psychologue de la ville ». Et les mises en scène qui dramatisent la détresse pour déclencher une prise de rendez-vous.
Les avis Google : répondre peut suffire à rompre le secret
L’article 7 du code rappelle que le psychologue est tenu au secret professionnel dans les conditions du code pénal. L’article 226-13 du Code pénal punit la révélation d’une information secrète d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende.
Or une réponse mal tournée à un avis peut suffire à confirmer qu’une personne est venue vous consulter. « Merci pour votre retour, je suis ravie que nos séances vous aient aidé » révèle un suivi. Même une réponse à un avis négatif, si elle explique le contexte, peut franchir la ligne.
Prenons un cas type : un psychologue reçoit un avis d’une étoile, rédigé par une personne qu’il n’a jamais reçue. Son premier réflexe serait de répondre pour se défendre. La réponse sobre, qui ne confirme ni n’infirme rien, protège bien mieux le cabinet. Les options de recours sont détaillées dans l’article consacré aux avis Google des professionnels de santé.
Témoignages de patients : pourquoi s’en passer
Aucun article du code ne cite expressément les témoignages. Mais l’article 6 demande de protéger contre toute indiscrétion l’ensemble des données liées aux interventions. Un témoignage signé, même avec un prénom, fait de cette personne un patient identifiable.
La prudence s’impose donc : pas de témoignages de patients sur le site, pas de carrousel d’avis importés. Ce choix n’empêche pas d’utiliser une fiche Google Business Profile bien tenue, qui reste un levier de visibilité locale.
Secret professionnel et données : sécuriser le site, l’agenda et la visio
Schéma
Trois portes d'entrée, un seul secret à protéger
Chaque outil branché sur le site devient un maillon du secret. Le maillon le plus faible fixe le niveau de protection de l'ensemble.
Un site de psychologue manipule des informations sensibles plus souvent qu’on ne le croit. Un formulaire de contact peut recueillir un motif de consultation. Un agenda en ligne connaît vos patients. Une visio transporte une séance entière.
Le formulaire de contact, premier point de fuite
Un formulaire qui demande « Décrivez votre difficulté » invite la personne à confier une information de santé. Elle arrive alors dans une boîte mail ordinaire, parfois hébergée hors de l’Union européenne.
La version sobre suffit presque toujours : nom, moyen de contact, créneau souhaité. Ajoutez une phrase qui demande de ne pas détailler la situation par écrit. La personne en parlera en séance, dans un cadre protégé.
Les obligations générales, registre, base légale, cookies, sont traitées dans le guide du RGPD pour un site de profession réglementée. Ici, on se concentre sur ce qui est propre à la pratique du psychologue.
Agenda en ligne : qui héberge vos patients ?
Le guide pratique publié par le Conseil national de l’Ordre des médecins et la CNIL éclaire bien la logique, même s’il vise les médecins. Avec un service de rendez-vous en ligne, le praticien reste responsable de traitement. Le prestataire est son sous-traitant, encadré par un contrat.
Ce même guide rappelle que les motifs de consultation n’ont pas à être renseignés quand aucune préparation n’est nécessaire. C’est généralement le cas d’une séance de psychologie. Et lorsqu’un prestataire héberge des données de santé, il doit recourir à un hébergeur certifié. Le guide renvoie ici à l’article L.1111-8 du Code de la santé publique.
Avant de brancher un agenda sur votre site, posez donc trois questions au prestataire. Est-il certifié pour l’hébergement de données de santé ? Peut-il fournir un contrat de sous-traitance ? Le champ « motif » peut-il être désactivé ? Les modalités d’intégration technique sont détaillées dans l’article dédié à la prise de rendez-vous en ligne.
Séances à distance : informer sans sur-promettre
L’article 24 du code de 2021 indique que le psychologue privilégie la rencontre effective à toute forme de communication à distance. Proposer des séances en visio n’est pas interdit pour autant. Mais un site qui met la visio en avant comme formule principale s’éloigne de l’esprit du texte.
La présentation juste ressemble à ceci : la visio comme alternative, dans des situations précises. Éloignement, mobilité réduite, continuité d’un suivi engagé en cabinet. L’article 24 demande aussi de rester identifiable et de sécuriser les échanges. Précisez donc l’outil utilisé et les conditions de confidentialité.
Imaginons une psychologue en cabinet de groupe qui a installé un lien de visio grand public, gratuit, directement sur son site. Un patient lui demande qui peut accéder aux séances enregistrées. Sans réponse claire, ce simple doute peut suffire à le faire renoncer. D’où l’intérêt d’un outil dont on connaît l’hébergeur et le contrat.
Quels contenus publier pour être trouvé sans sortir de son rôle ?
Arborescence type
Un socle qui rassure, un blog qui élargit la visibilité
La demande d’accompagnement est bien réelle. Encore faut-il qu’elle vous trouve. C’est là que les contenus du site font la différence.
Le dispositif public d’accompagnement psychologique s’est installé en trois ans. Le bilan publié en 2025 par l’Assurance Maladie a été repris par VIDAL. Au total, 587 000 personnes en ont bénéficié depuis 2022, avec 5 500 psychologues conventionnés. Pour un praticien partenaire, être facile à trouver fait donc partie du parcours du patient. VIDAL, chiffres Mon soutien psy
La concurrence s’est densifiée en parallèle.
L’exercice libéral pèse désormais lourd dans la profession. D’après Bpifrance Création (Psychologue : cap sur un marché en croissance, 2026), les psychologues libéraux ont été multipliés par trois entre 2012 et 2024. Exercice mixte compris, ils représentent près de quatre psychologues sur dix. Sur une même recherche locale, le patient a donc davantage de profils à comparer. Bpifrance Création, marché du psychologue libéral
Les pages qui répondent aux vraies questions
Un patient qui hésite se pose toujours les mêmes questions. Votre site gagne à y répondre, page par page :
- Votre approche, expliquée sans jargon, avec les situations que vous accompagnez le plus souvent.
- Le déroulement d’une première séance, sa durée et ce qu’on y fait réellement.
- Les publics reçus : adultes, adolescents, couples, avec les éventuelles limites de votre pratique.
- Les tarifs et modalités, y compris la prise en charge possible.
- L’accès au cabinet : adresse, transports, accessibilité, horaires.
Ces pages forment le socle. Elles servent à la fois le patient et Google, qui comprend mieux un site où chaque page traite une question précise.
Des articles qui informent, sans consulter à distance
Le blog permet d’élargir la visibilité au-delà des recherches sur votre nom. C’est aussi là que les articles 30 et 31 du code prennent tout leur sens. Vous êtes responsable de l’image de la psychologie que vous diffusez.
Six exemples de sujets qui fonctionnent bien, sans sortir du rôle :
- Comment se passe un bilan psychologique pour un enfant.
- Psychologue, psychiatre, psychothérapeute : qui fait quoi.
- Les signes qui peuvent amener à consulter après un deuil.
- Comment préparer une première séance quand on n’ose pas parler.
- Ce que couvre Mon soutien psy, et ce qu’il ne couvre pas.
- Burn-out : ce qu’un accompagnement psychologique peut apporter, et ses limites.
À l’inverse, évitez les questionnaires d’auto-diagnostic qui délivrent un « résultat ». L’article 22 du code rappelle le caractère relatif des évaluations. Un score affiché en ligne, sans entretien, ressemble à un diagnostic que vous ne pouvez pas assumer.
Un encart de sécurité sur chaque page
Une personne en crise peut tomber sur votre site à n’importe quelle heure. Un encart discret, mais visible, indique la marche à suivre. Le 3114, numéro national de prévention du suicide, est gratuit et accessible 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Le 15 reste le numéro des urgences médicales.
Cet encart n’est pas une mention imposée par les textes cités dans ce guide. C’est un réflexe de responsabilité, cohérent avec l’article 30 du code. Il rassure aussi le visiteur sur le sérieux du praticien.
Le référencement local, une priorité
L’article 24 du code privilégie la rencontre en cabinet. La recherche d’un psychologue a donc une forte dimension locale : « psychologue » suivi d’une ville, d’un quartier, ou la géolocalisation du téléphone. Votre site doit donc parler clairement de votre lieu d’exercice : ville, quartier, communes proches desservies.
Sur l’ensemble des demandes qu’on reçoit des professions de santé, un constat revient : le frein est rarement le budget. C’est la peur de mal faire sur le plan déontologique. Or un site informatif, précis et sobre répond justement aux questions que les patients tapent dans Google.
Vous voulez comprendre comment un cabinet gagne en visibilité sans enfreindre ses règles ? Découvrez la méthode Regularis de référencement SEO pour les professions réglementées.
Trois erreurs fréquentes sur les sites de psychologues
Avant, après
Trois corrections qui changent la première impression
Point commun : chaque correction tient en une phrase, mais elle change ce que le patient comprend en quelques secondes.
Ces erreurs reviennent d’un site à l’autre. Aucune n’est grave isolément. Ensemble, elles éloignent le patient et brouillent le message envoyé à Google.
Erreur n° 1 : le site de coach
Certains modèles vendus aux « thérapeutes » sont pensés pour des coachs. Bannières motivantes, compte à rebours, promesses de transformation. Sur un site de psychologue, ce ton contredit directement l’exigence de mesure du code.
Prenons la page d’accueil qu’un prestataire généraliste livre à un psychologue. Le titre annonce « Retrouvez confiance en vous en 30 jours », une phrase que le praticien n’a ni écrite ni validée. La correction prend dix minutes. Mais si la page reste en ligne des mois, c’est cette promesse que les patients retiennent.
Erreur n° 2 : le titre approximatif
« Psy », « thérapeute », « psychopraticien » : aucun de ces mots ne correspond aux titres protégés présentés plus haut. Ils brouillent l’identité du praticien. Le titre de psychologue, lui, est protégé par la loi. Le patient qui hésite cherche justement cette garantie.
Affichez le titre exact, le numéro RPPS et vos diplômes. Ajoutez « psychothérapeute » seulement si vous êtes inscrit à ce titre. Cette précision vous distingue des praticiens sans titre protégé qui apparaissent sur les mêmes recherches.
Erreur n° 3 : le site muet
C’est l’erreur la plus contre-intuitive. Par crainte de mal faire, certains psychologues se contentent d’une page avec un nom, une adresse et un numéro. Le code n’exige pas ce silence.
Résultat : le patient ne sait rien de l’approche, de la durée des séances, ni du tarif. Il risque d’appeler d’abord des confrères plus explicites. Et Google, faute de contenu, n’a rien à proposer sur les recherches précises.
Trois réflexes à appliquer dès cette semaine
Plan d'action
Votre semaine de mise à niveau
Cochez chaque réflexe une fois appliqué : la jauge avance avec vous.
Aucune refonte nécessaire pour ces trois étapes.
Pas besoin d’une refonte complète pour améliorer un site existant. Trois actions simples changent déjà beaucoup.
Relire chaque page avec le code sous les yeux
Ouvrez le code de déontologie de 2021 et votre page d’accueil côte à côte. Pour chaque phrase, posez une question : cette formulation informe-t-elle avec mesure ? Les promesses, les superlatifs et les formules dramatiques ressortent immédiatement.
Auditer les formulaires et les outils branchés
Listez tout ce qui recueille une information : formulaire, agenda, messagerie, outil de visio, outil de statistiques. Pour chacun, vérifiez qui héberge les données et où. Supprimez les champs qui invitent à décrire une situation personnelle.
Écrire la page tarifs que vous auriez aimé lire
Mettez-vous à la place d’une personne qui consulte pour la première fois. Que veut-elle savoir avant d’appeler ? Le tarif, la durée, la prise en charge, l’annulation, le déroulement. Une page qui répond à tout cela réduit les appels hésitants et les rendez-vous manqués.
Beaucoup de psychologues hésitent à publier leurs tarifs, de peur d’apparaître « commerciaux ». L’effet attendu est inverse. Le patient arrive au premier échange déjà informé, et la conversation porte sur sa demande.
Un site sobre est un site qui inspire confiance
L'essentiel
Cinq piliers pour un site de psychologue qui inspire confiance
Le psychologue n’a pas d’ordre pour lui dicter sa communication. Il a mieux : un code de déontologie clair sur l’essentiel. Titre visible, numéro d’inscription affiché, honoraires annoncés, secret préservé, information donnée avec mesure.
Ces règles ne freinent pas la visibilité. Elles dessinent exactement le site que cherche un patient inquiet. Et si votre site actuel ne leur ressemble pas, une refonte bien menée préserve votre référencement au lieu de le remettre à zéro.
Dernier réflexe utile : les règles évoluent, et chaque situation a ses particularités. En cas de doute sur un point précis, rapprochez-vous de votre organisation professionnelle ou de l’ARS.
Sources
- Code de déontologie des psychologues , version 2021 consolidée
- Bpifrance Création , réglementation de l’activité de psychologue
- ARS Nouvelle-Aquitaine , inscription au répertoire RPPS
- ARS Nouvelle-Aquitaine , titres de psychologue et de psychothérapeute
- Code pénal , article 433-17 sur l’usage sans droit d’un titre
- Code pénal , article 226-13 sur le secret professionnel
- info.gouv.fr , Mon soutien psy, conditions et accès
- ARS Auvergne-Rhône-Alpes , Mon soutien psy, accès et bilan
- Loi n° 85-772 du 25 juillet 1985 , article 44 sur le titre de psychologue
- CNIL et CNOM , guide pratique sur la protection des données personnelles
- SFPsy , position sur l’amendement 159 et les projets d’ordre
- Santé.fr , le 3114, numéro national de prévention du suicide