Site internet notaire : les mentions obligatoires du CSN

Notaire vérifiant les mentions obligatoires du site internet de son office sur un ordinateur

Un notaire nous a raconté avoir mis son nouveau site en ligne un vendredi soir, fier du rendu. Le lundi, un confrère lui signalait que son nom de domaine n’était pas conforme. Le site était pourtant beau, rapide, bien écrit. Il lui manquait juste la couche que personne, à part le notariat, ne connaît vraiment.

C’est le piège de ce sujet. Un site internet de notaire ressemble à n’importe quel site vitrine, mais il empile des obligations qu’aucun générateur en ligne ne devine. La déontologie de l’officier public s’invite jusque dans l’adresse du site et dans le logo affiché en haut de page.

Ce guide reprend, une par une, les mentions et règles imposées par le Conseil supérieur du notariat. Vous saurez lire votre propre site et repérer ce qui manque. Vous distinguerez aussi ce qui est vraiment obligatoire de la simple bonne pratique.

Voir comment on conçoit un site de notaire conforme dès le départ →

Pourquoi un site de notaire obéit à des règles à part

Le point de départ tient en une phrase. Le notaire est un officier public, pas un commerçant. Sa communication engage l’image de toute la profession, pas seulement celle de son étude.

Cette réalité change tout. Là où un artisan choisit librement son nom de domaine et son style, le notaire s’inscrit dans un cadre national. Ce cadre a été refondu récemment, et c’est ce texte qui fait foi aujourd’hui.

L’arrêté du 29 janvier 2024 approuve les nouvelles règles professionnelles et le règlement professionnel du notariat. Il est entré en vigueur le 1er février 2024. Il a remplacé l’ancien règlement de 2018. Sa violation expose à des poursuites disciplinaires, ce n’est donc pas un simple guide de style.

C’est l’article 14.4 de ce règlement qui ouvre la porte du numérique. Il autorise tout office à disposer d’un site, à une condition. Il faut respecter les règles déontologiques, la charte graphique et le plan de nommage arrêtés par le CSN. Le droit d’avoir un site existe, mais il est encadré dès la première ligne.

Cette distinction est le fil rouge de tout l’article. Un notaire peut informer, présenter son office, ses domaines d’intervention, ses coordonnées. Il ne peut pas solliciter, démarcher ni transformer son site en support publicitaire. Informer est autorisé, vendre agressivement ne l’est pas.

Le texte qui fait foi

Ce qui a changé pour la communication numérique des notaires

2018Ancien règlement

Le règlement national et intercours

Le cadre précédent, aujourd'hui abrogé sur le volet communication. Beaucoup de sites et de prestataires s'y réfèrent encore par habitude.

20241er février, en vigueur

Arrêté du 29 janvier 2024, article 14.4

Le nouveau règlement professionnel autorise le site sous conditions : règles déontologiques, charte graphique, plan de nommage. Sa violation expose à des suites disciplinaires.

Cadre applicable aujourd'hui

À retenir. Un prestataire qui cite encore le règlement de 2018 travaille sur un texte périmé. Sur une profession réglementée, ce signal en dit long sur sa connaissance réelle du notariat.

Les trois couches d’obligations à empiler

Avant d’entrer dans le détail notarial, il faut comprendre la logique d’empilement. Un site d’étude ne relève pas d’un seul texte, mais de trois corpus qui se superposent. Beaucoup d’erreurs viennent de là : on traite une couche, on oublie les deux autres.

La structure à comprendre

Trois corpus, une seule page

1

Le droit du numérique

La LCEN impose l'identification de l'éditeur, désormais à son article 1-1 depuis la loi SREN. Identité, immatriculation, directeur de la publication, hébergeur.

2

La protection des données

Le RGPD s'applique dès un formulaire ou un cookie. Politique de confidentialité, consentement, sécurité renforcée pour des données patrimoniales sensibles.

3

La déontologie notariale

La couche propre au métier. Charte graphique, plan de nommage, tarifs réglementés, médiateur du notariat. C'est celle qui manque presque toujours.

Satisfaire une couche ne dispense jamais des autres. Les deux premières valent pour tout site professionnel. La troisième distingue l'office notarial.

Les deux premières couches sont communes à tous les sites professionnels. On les retrouve chez un dentiste, un architecte ou un commerçant. Elles restent indispensables, mais elles ne suffisent pas.

Nous avons détaillé ce socle commun, base LCEN à jour comprise, dans notre guide des mentions légales d’une profession réglementée. L’objet de cet article est la troisième couche, celle qui appartient au seul notariat.

La charte graphique et le logo Notaires de France

C’est sans doute la particularité la plus visible. Un site de notaire n’affiche pas le logo qu’il veut. Il doit porter le symbole national de la profession.

L’article 14.5 du règlement rend l’usage des logotypes de la profession obligatoire et systématique. Le symbole visé est la représentation stylisée du sceau, appelée la Marianne, associée à la mention Notaires de France. L’objectif affiché par le texte est clair : une identité visuelle commune, qui ne crée aucune confusion dans l’esprit du public.

La règle se précise quand l’office possède déjà son propre logo. Dans ce cas, le logo Notaires de France, en version monochrome, doit être associé au logo de l’étude au sein d’un bloc-marque. Les deux cohabitent, ils ne se remplacent pas.

Article 14.5, identité visuelle

Le bloc-marque, deux logos qui cohabitent

Ce qui est attendu
NOTAIRES
DE FRANCE
Office Nom & AssociésLogo propre de l'étude
La règle en clair

La Marianne ne remplace jamais le logo de l'office quand il existe : elle s'y adjoint, en monochrome. Et elle reste proscrite dans les actes authentiques, sauf mention expresse du CSN.

Obligatoire et systématique sur tous les supports numériques, dont le site.
Présent et lisible, pas relégué là où personne ne le voit.
Charte exacte sur l'intranet de la profession, non accessible au public.

Un point mérite d’être posé clairement, sans le survendre. La charte graphique exacte, avec ses gabarits, ses couleurs et ses règles d’apposition, est publiée sur l’intranet de la profession. Elle n’est pas librement accessible au public. C’est pourquoi un prestataire qui n’a jamais travaillé pour le notariat passe souvent à côté : il ne dispose tout simplement pas du document de référence.

Dans les questions qu’on reçoit régulièrement d’études, cette histoire de bloc-marque revient souvent. Beaucoup pensent qu’afficher discrètement la mention Notaires de France en pied de page suffit. La logique du texte est différente : le symbole doit être présent et lisible, pas relégué là où personne ne le voit.

Le plan de nommage : votre adresse n’est pas libre

Voici la règle qui surprend le plus, et celle qui a piégé le notaire de notre introduction. L’adresse de votre site ne se choisit pas comme celle d’une entreprise classique.

Le CSN impose un plan de nommage. Le nom de domaine d’un office se rattache à l’extension .notaires.fr, sous une forme normalisée. Cette forme reprend la dénomination de l’office et le nom du ou des notaires. L’adresse e-mail professionnelle suit la même logique, en .notaires.fr.

Une nuance déontologique se cache dans ce détail. Un nom de domaine bâti sur une commune, du type villename.notaires.fr, est prohibé. Il laisserait croire à une exclusivité territoriale, ce que la déontologie refuse. Le domaine s’appuie sur l’office et le notaire, pas sur un lieu.

Ce n’est pas une extension que l’on achète en trois clics chez n’importe quel hébergeur. Son enregistrement passe par un bureau agréé et suppose une validation du Conseil supérieur du notariat. L’accès repose sur une adresse e-mail professionnelle en .notaires.fr, attribuée lors de l’installation.

Plan de nommage, article 14.4

L'anatomie d'un domaine notarial conforme

officenotarial . nom-du-notaire . notaires.fr STRUCTURE NORMALISÉE DU NOM DE DOMAINE Dénomination office Libre, cadre déontologique Nom du notaire Un seul nom par domaine Extension imposée Validée par le CSN
1

E-mail pro

Adresse en .notaires.fr attribuée par la chambre à l'installation.

2

Démarche chambre

Le nommage et l'ouverture du site relèvent de son contrôle.

3

Enregistrement

Via un bureau agréé, forme normalisée, validation du CSN.

4

Mise en ligne

Domaine conforme obtenu, contrôle surtout a posteriori.

Les délais et le circuit précis varient selon les ressorts. Ce schéma donne la logique générale, il ne remplace pas les consignes de votre chambre départementale.

Cette contrainte a une conséquence pratique que beaucoup découvrent tard. Un office qui espère lancer son site en une semaine se heurte au délai d’obtention du domaine. Mieux vaut anticiper cette étape avant même de commencer la conception.

Un cabinet qui hésitait entre deux prestataires nous a expliqué son critère final. L’un promettait un nom de domaine personnalisé et accrocheur, sans jamais mentionner l’extension imposée. L’autre parlait spontanément du plan de nommage. Le choix s’est fait là, sur cette seule connaissance métier.

L’interdiction de la publicité, et ce qui reste autorisé

Le règlement est net sur un point : le site du notaire ne comporte aucun encart ni bannière publicitaire, à l’exception de ceux de la profession. Pas de bandeau promotionnel, pas de publicité d’un tiers, pas de mise en avant commerciale agressive.

Cette règle inquiète, souvent à tort. Elle n’interdit pas d’être visible. Elle interdit de démarcher. La nuance est capitale, et c’est elle qui débloque toute une stratégie de présence en ligne parfaitement conforme.

Le code de déontologie la formule à son article 14. Le notaire s’abstient de toute démarche à caractère publicitaire, y compris sur les réseaux sociaux. La sollicitation personnalisée, elle, vise une personne déterminée pour promouvoir des services. C’est elle qui est proscrite, pas l’information générale du public.

Autorisé
  • Présenter l'office, l'équipe, les domaines d'intervention
  • Publier des articles d'information juridique utiles au public
  • Afficher coordonnées, horaires, prise de rendez-vous
  • Optimiser le site pour le référencement naturel
  • Renvoyer vers les outils officiels de la profession
À proscrire
  • Bannières ou encarts publicitaires hors profession
  • Sollicitation personnalisée et démarchage direct
  • Comparaison avec des confrères ou taux de réussite affiché
  • Ton commercial et promesses accrocheuses
  • Nom de domaine hors plan de nommage

Le référencement naturel mérite une mention à part, car il rassure quand on l’explique. Optimiser un site pour qu’il ressorte sur Google ne constitue pas de la publicité au sens de la déontologie. On rend visible une information déjà autorisée, on ne sollicite personne.

C’est précisément le levier de visibilité conforme du notaire. Un site bien construit, bien structuré, avec un contenu utile, peut très bien apparaître en tête des recherches locales sans franchir aucune ligne. Nous développons cette approche dans notre page dédiée au référencement SEO des professions réglementées.

La frontière commerciale, elle, se traite plus largement dans notre article sur la publicité du notaire. Information autorisée et promotion interdite y sont mises côte à côte. Le contrôle de cette frontière relève de la chambre, qui l’exerce le plus souvent après la mise en ligne.

Comprendre ce que votre déontologie autorise vraiment en ligne →

Les tarifs réglementés, une transparence obligatoire

Voici une mention que les autres professions ne connaissent pas, et que les notaires oublient parfois eux-mêmes. Les émoluments du notaire sont réglementés par l’État, et cette transparence descend jusque sur le site.

L’affichage clair des tarifs réglementés fait partie de l’information loyale due au public. Il découle directement du statut d’officier public. Un notaire ne fixe pas librement le prix de la plupart de ses actes, il applique un barème. Le public doit pouvoir le consulter.

Cette obligation est aussi une occasion mal exploitée. Un office qui affiche proprement ses émoluments et, le cas échéant, ses honoraires de négociation, envoie un signal de sérieux. La transparence rassure le client autant qu’elle satisfait la règle.

Transparence tarifaire

Ce que le public doit pouvoir consulter

Nature des prix affichés
Émoluments d'actesRéglementé
Formalités et déboursRéglementé
Honoraires de négociationSelon barème

Le réflexe le plus sûr. Renvoyer vers la grille officielle en vigueur plutôt que recopier des montants qui se périment vite.

Les barèmes évoluent. Une page qui fige un tarif ancien devient inexacte. Vérifiez toujours la version applicable auprès de votre chambre.

En pratique, la difficulté est la mise à jour. Les barèmes évoluent. Une page qui fige un tarif ancien devient vite inexacte. La solution la plus sûre consiste à renvoyer vers la grille officielle en vigueur, plutôt que de recopier des montants qui se périment. Vérifiez toujours la version applicable auprès de votre chambre.

Le médiateur de la consommation, l’oubli le plus fréquent

Dernière mention, et sans doute la plus négligée. Dès qu’un notaire traite avec des clients particuliers, il doit indiquer le médiateur de la consommation dont il relève.

Le code de la consommation, à ses articles L.616-1 et R.616-1, impose cette information. Le nom, l’adresse et le site du médiateur figurent de manière visible et lisible, avec un lien direct. Une formule vague du type « vous pouvez saisir un médiateur » ne suffit pas : il faut le nommer.

Bonne nouvelle pour le notariat : la profession dispose de son propre dispositif. Le médiateur du notariat a un site dédié, mediateur-notariat.notaires.fr, entré en service pour la profession. C’est vers ce médiateur que le renvoi doit se faire, pas vers un médiateur choisi au hasard sur une liste générale.

L.616-1
C. conso.
Un troisième corpus, une sanction propre

Nommer le médiateur, pas seulement l'évoquer

Ce qui suffit

Nom, adresse et site du médiateur du notariat, avec un lien direct, sur une page accessible du site.

Ce qui ne suffit pas

Une formule vague comme « vous pouvez saisir un médiateur », sans le désigner précisément.

Une amende autonome. L'omission relève du droit de la consommation, indépendamment de la LCEN et de la déontologie. Trois corpus, trois régimes de sanction, une seule page.

Ce cas illustre parfaitement l’empilement des couches. Le médiateur ne vient ni du droit du numérique, ni du règlement du CSN, mais d’un troisième texte. Trois corpus, trois régimes, une seule page de mentions. C’est exactement ce qu’un prestataire généraliste ne voit pas.

Le contrôle de la chambre et la vie du site dans le temps

Un point échappe souvent aux notaires qui pensent leur site « validé une fois pour toutes ». La conformité n’est pas un état figé. Elle se juge dans la durée, et elle relève d’un contrôle qui ne s’arrête pas à la mise en ligne.

Le nommage du site est contrôlé par la chambre des notaires, au titre de l’article 14.4. Plus largement, le contrôle déontologique des instruments de communication s’exerce le plus souvent a posteriori. La chambre peut donc regarder votre site après sa publication, et pas seulement avant.

Concrètement, ce contrôle peut porter sur plusieurs dimensions. Le contenu éditorial d’abord, avec la clarté et la loyauté de l’information. La structure du site ensuite. Enfin la présence et l’exactitude des mentions obligatoires. Un site conforme le jour de sa mise en ligne peut cesser de l’être quelques mois plus tard.

Le contrôle dans la durée

Ce que la chambre peut regarder, après la mise en ligne

Le contenu

Clarté et loyauté de l'information, absence de dérive commerciale ou de sollicitation.

La structure

Conformité du nommage, respect de la charte graphique, présence du bloc-marque.

Les mentions

Exactitude et mise à jour des mentions obligatoires, tarifs et médiateur inclus.

1×/an

Le bon réflexe. Une relecture au moins annuelle, plus un contrôle après chaque changement dans la vie de l'étude : adresse, associé, forme d'exercice.

Ce cas revient régulièrement dans nos échanges. Un office change d’adresse, ajoute un associé, ou modifie sa forme d’exercice. Le site, lui, reste figé. Du jour au lendemain, des mentions exactes deviennent fausses, et l’inexactitude est précisément ce que la règle sanctionne.

La bonne habitude tient en peu de choses. Une relecture au moins annuelle des mentions, un contrôle après chaque changement dans la vie de l’étude, et une veille sur les évolutions du règlement. Le cadre de communication des professions réglementées bouge au fil des décrets et des chartes. Notre panorama de la création de site pour les professions réglementées le montre bien.

Cette temporalité distingue nettement le notariat d’un site vitrine ordinaire. Un commerçant qui laisse dormir ses mentions légales prend un risque théorique. Un notaire, lui, s’expose à un contrôle actif de son instance, avec des suites disciplinaires réelles.

Vérifier la conformité de votre site en quelques contrôles

Passons de la théorie à la pratique. Plutôt qu’une relecture au hasard, voici un outil pour passer votre site en revue tout de suite, point par point. Il est indicatif et ne remplace pas la validation de votre chambre.

Auto-diagnostic

Les mentions CSN de votre site, une à une

Cochez ce que votre site affiche déjà. Le score se met à jour en direct.

Couverture : 0 sur 9

Commencez à cocher pour évaluer votre site.

Une observation revient sur la quasi-totalité des sites d’études que nous regardons. Le socle d’identification est presque toujours correct, parce que les prestataires le connaissent. Ce sont le plan de nommage, la charte graphique et le médiateur qui coincent, parce qu’ils supposent de connaître le notariat. C’est exactement là qu’un prestataire spécialisé change la donne.

Ce qu’il faut vraiment garder en tête

Un site de notaire n’est pas plus difficile à mettre en conformité qu’un autre. Il demande simplement de connaître une couche que peu d’acteurs maîtrisent. Une fois cette couche identifiée, tout devient méthodique.

Retenez la logique d’empilement : droit du numérique, protection des données, déontologie notariale. Les deux premiers niveaux valent pour tous. Le troisième, avec sa charte graphique, son plan de nommage, ses tarifs et son médiateur, appartient à votre statut d’officier public.

Retenez aussi la ligne de partage. Informer est autorisé, solliciter ne l’est pas. Le référencement naturel reste votre meilleur levier de visibilité conforme, sans jamais franchir la frontière publicitaire.

Ce qu'il faut retenir

Trois couches, une seule exigence, un même réflexe

La logique

Trois couches cumulées

Droit du numérique, RGPD et déontologie notariale se superposent. Aucune ne dispense des autres.

Le métier d'abord

Plan de nommage et médiateur

Charte graphique, domaine .notaires.fr, tarifs, médiateur : les vrais oublis, parce qu'ils supposent de connaître le notariat.

La durée

Une conformité vivante

Relecture annuelle et mise à jour après chaque changement. Le contrôle de la chambre s'exerce a posteriori.

Un doute sur la conformité du site de votre étude ? Un regard ciblé vaut mieux qu'un manquement découvert après coup.

Demander un diagnostic →

Enfin, gardez le réflexe de la vérification. Les règles évoluent, les barèmes changent, les chartes se mettent à jour. En cas de doute sur un point précis, votre chambre départementale reste l’interlocuteur qui fait autorité. Pour tout le reste, un audit ciblé de votre site vous évite de découvrir un manquement une fois en ligne.

Vos questions les plus fréquentes sur les mentions obligatoires du CSN

Le plan de nommage du CSN impose un nom de domaine rattaché à l'extension .notaires.fr, sous une forme normalisée. Elle reprend la dénomination de l'office et le nom du notaire. L'adresse e-mail professionnelle suit la même logique. Cette extension n'est pas libre : son enregistrement passe par un bureau agréé, avec validation du Conseil supérieur. Vérifiez les modalités auprès de votre chambre avant tout achat.
Oui. L'article 14.5 du règlement professionnel rend l'usage du logotype officiel, la Marianne, obligatoire et systématique sur tous les supports numériques, dont le site. Si votre office a son propre logo, il doit être associé au logo Notaires de France en monochrome au sein d'un bloc-marque. La charte graphique précise du CSN encadre ces usages, elle est diffusée sur l'intranet de la profession.
Le nommage et la conformité du site relèvent du contrôle de la chambre des notaires. En pratique, l'ouverture d'un site ou sa modification s'accompagne d'une information à la chambre. L'accès à l'extension .notaires.fr suppose une démarche préalable. Le contrôle déontologique s'exerce le plus souvent a posteriori. Confirmez le circuit applicable dans votre ressort auprès de votre chambre départementale.
Les émoluments du notaire sont réglementés, et leur transparence fait partie de l'information loyale due au public. L'affichage clair des tarifs réglementés et des honoraires de négociation, quand ils existent, est attendu sur le site de l'office. Cette exigence découle du statut d'officier public. Un renvoi vers la grille officielle en vigueur reste la solution la plus sûre pour rester à jour.
Le référencement naturel n'est pas de la publicité au sens de la déontologie notariale. Il rend visible une information déjà autorisée, il ne sollicite pas directement le client. Un site optimisé pour être trouvé sur Google reste donc conforme, tant qu'il ne comporte ni bannière publicitaire hors profession, ni démarchage. La ligne à ne pas franchir est celle de la sollicitation personnalisée.
Le risque le plus direct est disciplinaire. Une mention absente, un domaine non conforme au plan de nommage ou une communication trop commerciale peut être signalée à la chambre. Les suites vont jusqu'au blâme. S'y ajoutent les sanctions de droit commun liées aux mentions légales et au médiateur. Ces régimes sont indépendants : être en règle sur l'un ne dispense pas des autres.

Sources

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